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Deux anciens employés de Twitter ont servi d'espions à l'Arabie saoudite
Les trois suspects ont été arrêtés pour avoir accédé frauduleusement à des informations privées et avoir agi comme agents illégaux d un gouvernement étranger.
Selon la plainte, entre novembre 2014 et mai 2015, les autorités saoudiennes ont convaincu les deux anciens employés de Twitter d utiliser leurs références d employé pour accéder à des informations privées sur des individus derrière certains comptes Twitter, en particulier ceux qui ont critiqué le gouvernement et la famille royale.
L un des deux suspects aurait travaillé pour Twitter en tant que responsable des partenariats médias pendant près de deux ans. Au cours de cette période, il a rencontré un responsable saoudien à Londres à la fin de 2014, explique la plainte. Moins d une semaine après la réunion, ce responsable saoudien aurait commencé à accéder aux données de Twitter sans autorisation. L une des cibles mentionnées dans la plainte à laquelle leurs données ont été consultées, Twitter User 1, était prétendument un critique éminent de la famille royale saoudienne et comptait plus d un million de fidèles.
300 000 dollars en liquide
La plainte explique qu après avoir quitté Twitter à la mi-2015, ce suspect a continué à rester en contact avec les autorités saoudiennes, qui lui ont demandé de continuer à prendre des mesures concernant certains comptes d utilisateur, notamment de fermer certains comptes pour violation des termes et services de Twitter et de vérifier certains utilisateurs.
Celui-ci a alors tenté de faciliter ces demandes en contactant ses anciens collègues de Twitter. Les autorités saoudiennes auraient versé à ce dernier au moins 300 000 dollars, par virement bancaire à une société écran et à un compte bancaire au Liban. Ils lui ont aussi donné une montre d une valeur d environ 20 000 dollars, selon la plainte.
Le FBI a interrogé celui-ci l'année dernière au sujet de l argent qu il a reçu, de la montre et des communications avec les autorités saoudiennes. Dans la plainte, le FBI allègue qu au cours de l entrevue, il aurait menti au sujet de la montre et a fourni un reçu falsifié et antidaté qui montrait un paiement de 100 000 dollars du fonctionnaire saoudien, qu il a dit avoir reçu en échange de services de consultation médiatique.
33 utilisateurs ciblés par les forces de l ordre saoudiennes
Le deuxième ancien employé de Twitter suspecté a commencé à travailler dans l entreprise en qualité d ingénieur en fiabilité de site en août 2013. Alors qu il travaillait sur Twitter, il s est rendu à Washington DC en mai 2015, où il aurait rencontré un responsable saoudien. De mai à novembre 2015, il aurait accédé en masse et sans autorisation aux données privées des utilisateurs de Twitter.
La plainte indique qu il a accédé aux données de 6 000 utilisateurs de Twitter, y compris les données d au moins 33 utilisateurs pour lesquels les forces de l ordre saoudiennes avaient soumis des demandes de divulgation d urgence à Twitter.
Parmi les utilisateurs sur lesquels l ancien employé de Twitter se serait penché se trouvait Twitter User-9, dont on disait qu il était un critique bien connu et influent du gouvernement et de la famille royale d Arabie saoudite ayant asile au Canada.
La plainte a également révélé l étendue des informations que Twitter détient, car Alzabarah aurait également accédé à des informations telles que les adresses IP récentes, l appareil utilisé, les informations biographiques fournies par l utilisateur, les journaux contenant les informations du navigateur de l utilisateur, et un journal de toutes les actions d un utilisateur particulier sur la plate-forme Twitter.
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